Expérience de lutte contre l’érosion

Évaluation de l'expérience de Carabane

La réalisation de deux épis à Carabane a montré que les épis en dur sont efficaces en l’absence de vague. En effet, on le voit ci-dessous l’épi de la plage des campements, abritée, a permis une accumulation de sable de 50 cm de hauteur et 3 mètres de gain sur le trait de côte.

Par contre, ce type d’épi ne peut pas résister sur un littoral exposé. Ici à Kafar l’épi réalisé en géotextile rempli de sable a été fixé par des piquets de palétuvier.

Pourtant les vagues l’ont en partie démantelé et le sable s’est en partie échappé.

épi en géotextile à Kafah
épi géotextiles

Le rapport d’évaluation du travail réalisé à Carabane (2018-2019) diffusé en février 2019 fournit les détails.  Donc nous avons recherché d’autres solutions.

Le Système d'épi Maltais Savard

Le Système d’Epi Maltais et Savard a été mis au point à la fin des années 90. Il présente 4 avantages :

1/ Il utilise des matériaux locaux naturels. Des piquets en bois, branchages pour servir de frein pour le courant dans la partie basse. Inutile d’importer du géotextile !

2/ Il résiste aux vagues car les branchages sont disposés en bas au départ. En effet, il offre une faible résistance aux vagues. Ensuite on augmente les branchages en fonction de la montée du sable jusqu’à parvenir en haut des piquets.

3/ De plus, sa forme est extensible en fonction de l’observation des effets sur le profil de plage. On peut les rallonger en haut ou en bas, ajouter deux ou 4 ailes etc.

4/ Enfin, les piquets disparaissent une fois le sable accumulé. L’accumulation sur cette plage a varié entre 1 et 3 mètres en fonction de la situation et de la taille des pieux.

 

Un exemple d’Epis Maltais et Savard qui accumule le sable malgré les vagues

La remarquable étude IFMER de 2002 a validé le SEMS. Elle a mobilisé une vingtaine de scientifiques : physiciens, cartographes, océanographes, géologues et de techniciens. Le document est téléchargeable dans la partie documentation.

Sur l’ile de Diogué de nombreux habitants connaissent bien le milieu naturel, les courants, les déplacements de sédiment, la manière de planter des piquets.

Une fois les deux premiers épis construits, ils ont observé les effets et participent activement à la suite du chantier : choix de l’emplacement du troisième épi, construction et adaptation au contexte local.

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