Patrick Chevalier : parcours

Diplômé des Hautes Études Commerciales (HEC 78 – seul enfant d’ouvrier de la promotion). Une bourse des Mines (père mineur) obtenue en 3ème sur concours a financé ma scolarité.

Motivation

LIMITER L’EXODE RURAL : calamité pour les personnes, pour les villages, pour les pays du sud comme du nord.
L’exode rural est une cause de souffrance pour les habitants, d’abandon des cultures, d’abandon des terres et des paysages.
Mais c’est aussi une catastrophe pour l’humanité entière.
En effet, Un habitant des villes consomme dix fois plus qu’un rural et la planète explosera par la consommation des citadins et le mal vivre des villes.

Expérience

Patrick Chevalier

J’ai commencé mon activité professionnelle (42 ans au total) par trois années de coopération militaire en Côte d’Ivoire. J’ai pu observer la difficulté à travailler de manière éthique. Alors j’ai décidé d’acquérir suffisamment d’expérience avant de participer au développement en Afrique. Voici un aperçu de ce qui s’est passé depuis.

  1. Enseignant en Gestion puis formateur d’Enseignants de l’enseignement professionnel en Côte d’Ivoire (78-81).
  2. Responsable de la formation des jeunes en difficulté en région parisienne.
  3. Chercheur en Sciences de l’Éducation (j’ai aussi suivi un troisième cycle de psycho-sociologie) au CNAM (Conservatoire des Arts et Métiers).
  4. Directeur de l’Enseignement à Distance du CNAM : 15.000 étudiants à distance (100.000 étudiants au total).
  5. Directeur de l’Observatoire du multimédia pour la formation : édition d’ouvrages et bases de données, réalisation de 15 projets européens pour la DG V (Éducation) et la DG XIII (Recherche).
  6. Animateur d’un Observatoire européen sur les technologies de l’Éducation
  7. Fondateur et Directeur d’un Cabinet de Consultants pour les territoires (régions, grandes villes). Nous avons réalisé de nombreuses actions de développement local pour une dizaine de régions (Pays de le Loire, Bretagne, Rhône Alpes, Midi Pyrénées, Martinique, Guadeloupe, La Réunion, etc.)
  8. Consultant international (UNICEF, UNESCO, BANQUE MONDIALE, Ministère des Affaires Étrangères, etc.). J’ai participé à plusieurs projets de modernisation de systèmes éducatifs : Liban, Tunisie, Algérie, Cameroun, Sénégal, Malaisie, Singapour, etc. .
  9. Expert pour l’Agence de Valorisation de la Recherche (OSEO-ANVAR – plus de 100 expertises techniques et économiques d’entreprises innovantes).
  10. Professeur Associé en Master 2 à l’Université de Lille1 : Économie digitale, conduite et évaluation de projets. J’ai participé durant 10 ans à la formation de centaines d’ingénieurs dont plus de 90% obtenaient un contrat dès leur soutenance.
  11. Intervenant à l’Université Assane Seck de Ziguinchor : Gestion du développement et création d’Entreprise.
Casamance

Dans les années 2000 je reviens en Casamance. Parce que mon épouse est originaire de cette magnifique région et parce que le paradoxe de sa pauvreté et de son potentiel est une provocation pour l’économiste que je suis devenu.
3 secteurs d’activité m’intéressent particulièrement :

  1. L’agriculture : maraîchage, permaculture, agroécologie, agroforesterie. Ces approches respectent la nature et le travail des humains. En améliorant la production sur la base du travail humain elle peuvent donc donner des emplois aux jeunes et nourrir la population. L’agro-industrie ne résoudra rien.
  2. La transformation et la commercialisation des produits alimentaires issus de l’agriculture (par exemple les fruits : voir casa-ecologie ). Elle valorise les productions locales et améliorent les revenus des producteurs. Les intermédiaires qui captent l’essentiel de la valeur ajoutée et spéculent sur les prix sont à éviter à tout prix.
  3. La lutte contre l’érosion qui est un obstacle au développement du littoral. Elle requière l’intervention de scientifiques pour la formulation des solutions et pour le suivi des résultats. Un savoir-faire national pourrait se développer au Sénégal à la condition que la parole soit donnée aux habitants qui travaillent et connaissent le terrain.
Valeurs

J’interviens en tant que bénévole avec celles et ceux qui travaillent. Je ne donne pas d’argent et évite ainsi de travailler avec les capteurs de dons et de fonds qui parasitent les pays pauvres et bloquent le développement de ceux qui travaillent et qui méritent d’être épaulés.

Je me limite à mettre à disposition mes compétences scientifiques et pratiques et à former en travaillant : gestion, e-commerce, maraîchage, environnement, création de 5 sites internet (pour les GIE et les villages).

Afrique ou pas, c’est la compétence et l’expérience qui doivent primer dans la réalisation des projets de développement.

Enfin, je suis marin passionné de la mer, de courants, des vagues. D’où l’intérêt pour les phénomènes d’érosion et pour les conséquences du changement climatique.
Moniteur et chef de bord au Centre Nautique des Glénans j’y ai assuré la formation des moniteurs. Passionné de régate et de compétition, j’ai remporté les championnats de France de multicoques en 1995. quelques photos sur Facebook donnent une idée de ce parcours parallèle.